16/04/2019
 | Tourisme - Patrimoine

Un soupçon de Japon à la Vallée aux Loups

L’Arboretum du domaine départemental de la Vallée aux Loups-Maison de Chateaubriand abrite depuis peu une maison de thé traditionnelle japonaise. 

INAUGURATION DE LA MAISON DE THE SEI-YU-AN
Le don d’un pavillon par la fondation Urasenke symbolise le partenariat privilégié entre le Département des Hauts-de-Seine et le Japon. CD92/JULIA BRECHLER

S’il fallait trouver un point commun entre l’écrivain Chateaubriand et le Japon, ce serait sans doute le goût de la nature. La maison de thé traditionnelle, aux allures de maison de poupée, offerte par la fondation Urasenke au Département des Hauts-de-Seine, à l’occasion du 160e anniversaire des relations diplomatiques entre la France et le Japon, en constitue un second.

Le pavillon, installé depuis peu au domaine départemental de la Vallée aux Loups-Maison de Chateaubriand, à Châtenay-Malabry, a été inauguré au cours d’une cérémonie du thé présidée par Genshitsu Sen, grand maître de cette fondation qui promeut la culture japonaise à travers le monde, et en présence de l’ambassadeur du Japon en France Masato Kitera.

Il y a bientôt cinquante ans, la fondation avait déjà fait don d’une première maison de thé, installée au musée Albert-Kahn, à Boulogne-Billancourt. Ce nouveau cadeau symbolise le partenariat privilégié du Japon avec les Hauts-de-Seine. « Ce don est un honneur, le public français sera heureux de découvrir ce symbole de la culture japonaise », se félicite Patrick Devedjian pour lequel « la culture et le patrimoine sont de bons moyens de rassembler les peuples ». Le nom du pavillon, Sei yu-an, signifie la « hutte de l’ami pur ». 

 La cérémonie du thé célébrée par le grand maître Genshitsu Sen reflète la quête d’harmonie, de respect, de pureté et de tranquillité de la tradition japonaise. CD92/JULIA BRECHLER 

Entreposé jusqu’ici par l’ambassade du Japon, l'édifice, remonté en neuf jours seulement par des artisans japonais, a trouvé à l’Arboretum une place de choix, et au chaud, dans la serre des bonzaïs. Il s’agit en effet d’un bâtiment d’intérieur, aux dimensions modestes. Mais ce séjour sera provisoire. Sa destination « naturelle » est le musée Albert-Kahn, qui devrait rouvrir ses portes en 2021. Un musée connu, entre autres pour son jardin et pour son village japonais - dont deux maisons traditionnelles et une première maison de thé, à peine restaurées - et dont le nouveau bâtiment d’exposition a été conçu par le japonais Kengo Kuma.

À l’Arboretum, la maison de thé ne sera pas visible en permanence du public mais pourra être contemplée lors des grands événements, comme les Journées du Patrimoine.

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