18/03/2019
 | Social - Santé

L’École des Femmes fête ses dix ans au Château de Versailles

Depuis 2008, plus de deux mille femmes ont intégré l’une des sept antennes de ce programme dont l’objectif est de promouvoir l’intégration des femmes d’origine étrangère dans la société française.

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Bénédicte de Kerprigent, directrice générale et fondatrice de l'Institut des Hauts-de-Seine, Catherine Pégard, présidente de l'établissement public du Château de Versailles, Patrick Devedjian et Pierre Bédier, présidents des Départements des Hauts-de-Seine et des Yvelines, ont célébré les dix ans d'existence des Ecoles françaises des Femmes, lundi 18 mars.CD92/OLIVIER RAVOIRE

C’est dans le majestueux écrin du Château de Versailles que près de quatre cents apprenantes ont célébré la décennie d’existence des Écoles françaises des Femmes, lundi 18 mars. Pour l’occasion, elles étaient conviées par les Départements des Hauts-de-Seine et des Yvelines à une visite privée et guidée de plus d’une heure faisant appel aux cinq sens.

Depuis la première antenne, ouverte en 2008 à Châtenay-Malabry, six autres se sont développées, dont une dans les Yvelines, à Mantes-la-Jolie, ouverte en janvier dernier. « C’est aussi l’un des points forts de la fusion entre nos deux Départements : quand il y a une bonne idée chez l’un, elle le devient également chez l’autre », explique Pierre Bédier, président du conseil départemental des Yvelines. Aujourd’hui, ces écoles réunissent des élèves de soixante-cinq nationalités différentes et s’adressent à des femmes migrantes installées dans des quartiers en difficulté. L’enseignement est principalement axé sur l’apprentissage de la langue française. « Je suis fier du succès de ces Écoles qui font une œuvre utile. Connaître la langue et la culture d’un pays, c’est la clé vers l’autonomie et la liberté. La France est un pays formidable et ouvert où il y a de la place pour tout le monde si on s’en donne la peine », poursuit Patrick Devedjian.

Les quatre cents apprenantes des sept écoles étaient invitées au Château de Versailles pour une visite guidée. CD92/OLIVIER RAVOIRE

Ces écoles ont essentiellement pour but de remettre ces femmes sur le chemin de l’emploi. Si certaines choisissent de passer le Delf (Diplôme d’études en langue française), d’autres décident de consolider le diplôme obtenu dans leur pays d’origine. C’est le cas de Vesna Pelo. Après des études de stylisme en Italie, cette Serbe de 33 ans est arrivée en France en 2014. « J’ai intégré l’école de Fontenay-aux-Roses en 2016 car je ne pouvais pas m’exprimer en français. Je parlais déjà quatre langues mais celle-ci a été la plus difficile à apprendre. » Après un an d’études, elle a passé son CAP chapelier-modiste et a intégré l’équipe de la maison Louis-Vuitton. « Nous avons permis à plus de deux mille femmes de se construire un avenir professionnel, de trouver leur place dans la société et de leur offrir l’enseignement qu’elles méritent », conclut Bénédicte de Kerprigent, directrice générale et fondatrice de l’Institut des Hauts-de-Seine.

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