16/01/2019
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Hauts-de-Seine/Yvelines : des vœux communs pour les libertés locales

Lors d’une cérémonie commune au vélodrome national de Saint-Quentin-en-Yvelines, les présidents des Hauts-de-Seine et des Yvelines ont proposé une même vision d’une action publique décentralisée.

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CD92/Olivier Ravoire

Au lendemain de l’ouverture du grand débat national lancé par le président de la République, il a été beaucoup question d’actualité lors de la cérémonie des vœux commune des Hauts-de-Seine et des Yvelines. Le discours de Patrick Devedjian, prononcé en présence du président du Sénat, Gérard Larcher et de Valérie Pécresse, présidente de la Région Île-de-France s’est ainsi attaché à répondre aux principales questions posées par Emmanuel Macron dans sa Lettre aux Français. À commencer par celles concernant la décentralisation et l’organisation de l’État : « On ne comprend donc pas pourquoi le président demande s’il faut continuer à décentraliser, alors qu’il faudrait cesser de recentraliser, a-t-il déclaré, pointant la suppression de la taxe d’habitation, « sans compensation prévue pour les communes », ou l’interdiction faite aux plus importantes collectivités locales de dépenser plus que l’année précédente alors même « qu’elles sont en parfait équilibre et que l’État ne cesse de leur transférer de nouvelles charges ». « Incapable de baisser la dépense publique, l’État fait diversion en s’en prenant aux collectivités locales », a-t-il insisté. Quelques instants plus tôt, Pierre Bédier avait pour sa part appelé à une reconnaissance « pour de bon » de l’autonomie des collectivités et de « leur capacité à s’organiser librement selon des modèles qui ne soient pas partout identiques », allusion à la fusion en cours entre les deux Départements de l’Ouest francilien…

Patrick Devedjian et Pierre Bédier ont donné le départ
d'une démonstration de l'équipe de France de cyclisme sur piste. CD92/OR

Patrick Devedjian a encore souligné la responsabilité de l’État dans la création d’un « millefeuille administratif » de collectivités locales à cinq niveaux dévitalisant les communes de leurs compétences essentielles au profit d’entité élue au suffrage universel indirect, les intercommunalités et les métropoles, avec pour conséquences, « un grippage général et des tensions de plus en plus vives ». « La situation est grave, des incertitudes fortes sont devant nous, a-t-il conclu. L’ordre républicain qui peine à être maintenu, (…) le Brexit britannique dont les effets sont encore méconnus. Il n’y a pas de place pour les petits calculs. Le président de la République dispose seul de la légitimité démocratique et il lui appartient de la partager avec tous les autres élus pour que nous puissions nous rassembler autour de lui, afin que puisse vivre la France. »