20/03/2018
 | Transports

Dernière ligne droite pour la ligne 4

Le gros œuvre terminé, le chantier de prolongement de la ligne jusqu’à Bagneux en passant par Montrouge va se poursuivre avec la pose des rails. Mise en service en 2021.

VISITE PROLONGEMENT LIGNE 4
Laurent Ferrière, chef de projet RATP, Philippe Maffre, sous-préfet d'Antony et de Boulogne-Billancourt, Catherine Guillouard, P-DG de la RATP, Valérie Pécresse, présidente de la Région Île-de-France, Patrick Devedjian, président du conseil départemental, Marie-Hélène Amiable, maire de Bagneux et Etienne Lengereau, maire de Montrouge.CD92/WILLY LABRE

D’ici trois ans, la ligne 4 du métro aura un nouveau terminus. La seconde ligne la plus fréquentée d'Île-de-France avec 674 000 voyageurs est prolongée de 2,7 km et deux arrêts qui desserviront les villes de Montrouge et de Bagneux.

Mardi 20 mars marquait la fin officielle des travaux de génie civil qui auront duré six ans. Près de deux kilomètres de tunnel ont été creusés, à la fois en souterrain (800 mètres) et à ciel ouvert (1 000 mètres). « Ce chantier a suscité des contraintes importantes à cause de la présence de carrières. C’était un véritable défi technique pour nous », explique Catherine Guillouard P-DG du groupe RATP. Les travaux se poursuivent désormais avec la pose des rails, la fin des travaux à ciel ouvert et l’aménagement des stations.

En 2021, 37 000 voyageurs supplémentaires emprunteront quotidiennement la ligne, soit 12 millions d’usagers par an. Ils pourront ainsi rejoindre la station Châtelet-les-Halles en moins de trente minutes, contre quarante-cinq actuellement. « Et la ville de Bagneux est doublement gagnante puisqu’elle aura une correspondance avec la future ligne 15 du Grand Paris Express. On parle beaucoup des nouvelles lignes mais tous ces prolongements sont extrêmement importants et participent à la qualité de vie, à l’attractivité des territoires et à la création d’emplois », rappelle Valérie Pécresse, présidente de la Région Île-de-France.

Après la fin des travaux de génie civil, place à la pose des rails et à l'aménagement des stations. CD92/WILLY LABRE

Ce projet de 380 millions d’euros est financé à hauteur de 14 % par le Département. « Nous finançons aussi le projet Eole, les travaux de quatre lignes de tramway et de trois prolongements de métro. Chaque année, nous versons près de cent millions à Île-de-France Mobilités. Ces travaux visent à faire sortir nos villes de l’enclavement car le réseau de transport était jusqu’à présent conçu pour la capitale », estime Patrick Devedjian.